Elle se soustrait de ses souvenirs et reprit le contrôle de ses membres qui tremblottaient sous le poids des émotions du passé.
Accroupie, le silence s'entrecoupa de quelques appels.
Derrière elle, une silhouette frêle aux cheveux dans le vent,baignée de lumière,faisait face au soleil.
Elle ne put distinguer qui elle était mais avait en même temps une impression de déja vu, une rencontre déjà prévue, soupçonnable.
Une jeune fille, au visage pâle se dressa à quelques mètres d'elle et l'interrogea :
"Je vous observe depuis assez longtemps pour deviner que vos larmes et l'eau de l'étang se sont assez mélangées.
Que faites-vous là accroupie, sans dire mot sans même bouger? J'attends depuis si longtemps que vous daignez m'apperçevoir, je vous apelle depuis si longtemps que même l'écho s'est lassé de renvoyer mes paroles!"
vendredi 21 novembre 2008
L'Homme!
"Il n'y a pour l'Homme que trois évènements:Naître,Vivre et Mourir.
Il ne se sent pas naître,il souffre à mourir,et il oublie de vivre!"
La Bruyère.
Il ne se sent pas naître,il souffre à mourir,et il oublie de vivre!"
La Bruyère.
Retrouve moi!
Azur frémissant aux lueurs cristallines
Sur ma face argentée
Prends forme en franges et tourbillons!
Vagues incessantes de lumière
Cortège d une infinie clarté
Eclaire mon coeur!
Calme mon émoi!
Moi, je suis suspendue à ta réalité
Renverse-moi!
recueille ma foi!
Et tisse- en le vêtement
Qui nous réchauffera
Bois à ma source,
Tout ce que je donne
Mais ne la taris pas
Aimer ce n'est pas celà
Ce n est pas rêver
Ce qu on désire pour soi
Aimer c'est désirer
Désirer c'est vivre
Vivre c est donner,
A soi une dimension
A la Foi deux
A l'Espoir trois!
Sur ma face argentée
Prends forme en franges et tourbillons!
Vagues incessantes de lumière
Cortège d une infinie clarté
Eclaire mon coeur!
Calme mon émoi!
Moi, je suis suspendue à ta réalité
Renverse-moi!
recueille ma foi!
Et tisse- en le vêtement
Qui nous réchauffera
Bois à ma source,
Tout ce que je donne
Mais ne la taris pas
Aimer ce n'est pas celà
Ce n est pas rêver
Ce qu on désire pour soi
Aimer c'est désirer
Désirer c'est vivre
Vivre c est donner,
A soi une dimension
A la Foi deux
A l'Espoir trois!
jeudi 20 novembre 2008
L'espoir!
"L'espoir est un instinct que seul peut tuer un raisonnement de l'esprit.
Les animaux ne connaissent pas le désespoir."
Graham Greene
Les animaux ne connaissent pas le désespoir."
Graham Greene
mardi 18 novembre 2008
L'étang 1
Elle alla noyer son chagrin, en larmes et gémissements, près de l'étang qui l'a connue toute petite, les nattes enroulées en couronne au dessus de sa petite tête d'ange.
Ses yeux fixaient le mouvement de l 'eau, dans ses incessantes vibrations et la ronde des souvenirs fit le tour de sa mémoire fragile en un clin d'oeil,
La splendeur de la jeunesse prit possession de son corps et de son esprit et elle se revit pensant du haut de ses 15 ans que tout était possible, qu'elle et sa volonté étaient toutes deux indestructibles.
"Je fus jeunesse, je fus beauté et courage" se disait-elle, ses yeux ne quittant toujours pas l'étang qui mangeait ses pleurs intérieurs et engloutissait en lui son reflet, lui renvoyant en échange une seule et unique image, celle qui l'avait arrachée à sa famille, à tous ces souvenirs amassés précieusement derrière ses paupières humides, Une seule et unique image, qui perdure encore malgré douleurs et tortures:
Son corps en sang et en larmes, battu, éraflé, écorché, tordu de douleur, et ces mains horribles, sales insensibles qui la retenaient au seuil de la porte, à l'écart de la vie elle-même.
Au bord du désespoir, elle s'enfuit......Loin, très loin, loin de tout ce qu'elle connut, jusqu' à ne plus se connaître, jusqu'à l'oubli d'elle même.
Elle s'enfuit,hors de la douleur, loin de la captivité, et pourtant ce jour là elle s'emprisonna réellement, ni le temps ni l'espace ne lui faisaient pénitence, parcequ' elle s'est enfuie!Loin du danger et pourtant au coeur du supplice même elle renaquît!
Ses yeux fixaient le mouvement de l 'eau, dans ses incessantes vibrations et la ronde des souvenirs fit le tour de sa mémoire fragile en un clin d'oeil,
La splendeur de la jeunesse prit possession de son corps et de son esprit et elle se revit pensant du haut de ses 15 ans que tout était possible, qu'elle et sa volonté étaient toutes deux indestructibles.
"Je fus jeunesse, je fus beauté et courage" se disait-elle, ses yeux ne quittant toujours pas l'étang qui mangeait ses pleurs intérieurs et engloutissait en lui son reflet, lui renvoyant en échange une seule et unique image, celle qui l'avait arrachée à sa famille, à tous ces souvenirs amassés précieusement derrière ses paupières humides, Une seule et unique image, qui perdure encore malgré douleurs et tortures:
Son corps en sang et en larmes, battu, éraflé, écorché, tordu de douleur, et ces mains horribles, sales insensibles qui la retenaient au seuil de la porte, à l'écart de la vie elle-même.
Au bord du désespoir, elle s'enfuit......Loin, très loin, loin de tout ce qu'elle connut, jusqu' à ne plus se connaître, jusqu'à l'oubli d'elle même.
Elle s'enfuit,hors de la douleur, loin de la captivité, et pourtant ce jour là elle s'emprisonna réellement, ni le temps ni l'espace ne lui faisaient pénitence, parcequ' elle s'est enfuie!Loin du danger et pourtant au coeur du supplice même elle renaquît!
jeudi 6 novembre 2008
Constance
"L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions, et il meurt de même , sans cheveux, sans dents et sans illusions!"
Alexandre Dumas
Alexandre Dumas
mercredi 5 novembre 2008
Sans Racines!
Vers tes cimes élevés, montagne
range ton cri, l'oiseau
l'eau coule plus bas que les rochers
et pourtant fait naître la vie et les rires
des enfants perchés
sur les rives bleues miroitant leur ombre.
TON CRI s'élève plus haut que la plainte du sol
qui a soif d eau , de pieds nus le renversant
il prend écho dans l'enceinte du ciel
et pourtant ne sait pas enchanter les coeurs meurtris
de douleur d'être affamés
Vole, vogue au grès du vent et de ta volonté
Ton orgueil est plus grand car petit tu es
lorsque tu t'en vas refaire nid loin de ta patrie
tu n'emportes avec toi que tes plumes et ton cri!
range ton cri, l'oiseau
l'eau coule plus bas que les rochers
et pourtant fait naître la vie et les rires
des enfants perchés
sur les rives bleues miroitant leur ombre.
TON CRI s'élève plus haut que la plainte du sol
qui a soif d eau , de pieds nus le renversant
il prend écho dans l'enceinte du ciel
et pourtant ne sait pas enchanter les coeurs meurtris
de douleur d'être affamés
Vole, vogue au grès du vent et de ta volonté
Ton orgueil est plus grand car petit tu es
lorsque tu t'en vas refaire nid loin de ta patrie
tu n'emportes avec toi que tes plumes et ton cri!
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